LE CREDO

Maurice Capelle

« Je crois en Dieu, le Père tout puissant, Créateur du ciel et de la terre… »

Quelle confession ! L’Écriture l’approuve hautement. Elle dit : « Tu crois que Dieu est un ; tu fais bien » (Jacques 2, verset 19). Mais prenons garde car il est ajouté : « les démons aussi croient, et ils frissonnent ». Croire en Dieu ne suffit donc pas. Et si nous devons être sauvés, il nous faut autre chose que cette foi en un Dieu, Créateur des cieux et de la terre. Le diable croit en l’existence de Dieu et il est néanmoins la plus vile et la plus misérable de toutes les créatures.

« … et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur ».

Jésus ce nom veut dire « Dieu-Sauveur ». C’est toute la gloire de sa personne et toute la gloire de son œuvre qui sont pour ainsi dire cristallisées dans ce Nom : « car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Actes 4, verset 12). « Christ » veut dire : oint ou « envoyé ». On envoie généralement quelqu’un dans un but bien défini : pour faire quelque chose ou pour transmettre un message. « Son Fils unique ». Cela signifie que Jésus Christ est l’objet de tout l’amour du Père. Il est le Bien-Aimé du Père. « Notre Seigneur »… ; donc Celui auquel nous devons la soumission la plus absolue et l’obéissance la plus complète.

« … qui a été conçu du Saint-Esprit ».

Quel mystère ! L’homme a toujours dans la longue suite des siècles passés, engendré à son image et à sa ressemblance. Mais voici quelqu’Un d’une conception toute divine. Et c’est l’explication de la prophétie d’Ésaïe : « Voici la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel » (Chapitre 7, verset 14).

« … est né de la vierge Marie ».

Jamais Dieu ne conféra honneur plus insigne à une vierge d’Israël. Quelle noblesse et quelle humilité nous trouvons chez Marie. Aussi nous comprenons et nous nous associons du plus profond de nos cœurs à la salutation qu’Élisabeth, sa cousine, lui adresse en ces mots : « Tu es bénie entre les femmes… » Luc 1, verset 42. Et quel saint transport chez Marie ! Son allégresse se donne libre cours dans ce sublime cantique, appelé : « Magnificat ». « Magnificat anima mea Dominum ». « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur ». Oui, toutes les générations appelleront Marie : « bienheureuse » (Luc 1:46-48). Mais déjà une ombre apparaît au fond du tableau. Écoutez ce que dit Siméon à Marie, dans le temple de Jérusalem, alors qu’elle et Joseph avaient apporté le petit enfant Jésus pour faire à son égard selon l’usage de la loi : « une épée transpercera ta propre âme » (Luc 2, verset 35). Cette épée, c’est la croix infâme de Golgotha dont la silhouette se profile déjà là-bas à l’horizon… sous un ciel ténébreux. Et ceci nous amène un peu plus loin dans la confession que nos cœurs recueillis murmurent…

« … Il a souffert sous Ponce Pilate ».

Qui a souffert ? Jésus a souffert. Oh ! je vous en prie, arrêtons-nous ici un instant ; faisons une halte. Ne récitons pas si vite le Credo. Une phrase comme celle-ci mérite que notre plus vive attention se rive sur son contenu et qu’avec une profonde adoration nous nous inclinions devant la sublime grandeur des actes successifs du plus grand des drames qui aient eu lieu dans le ciel et sur la terre, dans le temps ou dans l’infini de l’éternité. Prosternons-nous devant les indicibles souffrances de Celui que nous appelons : « Son Fils unique ». Et quoi ? Dieu le Père, Tout puissant, Créateur des cieux et de la terre, n’est pas intervenu ? Dieu a donc laissé se perpétrer ce crime inouï ? Oui, chers amis. Ponce Pilate avait reçu le pouvoir d’En-Haut pour sceller la condamnation du Seigneur de gloire et pour ordonner son supplice. La réponse à ce mystère est celle-ci : Dieu voulait sauver les enfants des hommes. C’est pourquoi, sur le gibet du Calvaire, Jésus a été « battu, frappé de Dieu et affligé » (Ésaïe 53, verset 4). Il a pu dire : « pour moi je suis un ver de terre et non pas un homme ; je suis l’opprobre des hommes et le rebut du peuple ». « Omnes qui videbant me, aspernabantur me ». « Mais Il a été blessé pour nos transgressions, Il a été meurtri pour nos iniquités… » Que dire ? Quel misérable commentaire ajouter devant cette charité infinie ? Ah ! combien odieux est le péché aux yeux du Dieu de majesté. Et combien grande est la miséricorde du Dieu d’amour, à l’égard de pauvres coupables.

« … a été crucifié, est mort et a été enseveli ».

La mort du Sauveur fut l’accomplissement parfait des paroles bénies qui sortirent de sa bouche. Écoutons-les avec une sainte révérence : « Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis » (Jean 10, verset 11). Sur la croix Jésus a attendu, mais en vain, quelqu’un qui compatit à ses maux. Il n’eut qu’outrages et douleurs. Mais des mains pieuses ont enseveli l’Homme de douleur. Et, grâce infinie, les péchés furent ensevelis. L’œuvre est achevée. Lui-même a dit de ses lèvres expirantes : « C’est accompli ». La pierre du tombeau fut scellée, et une garde de soldats fut disposée pour garder le corps de Jésus.

« … est descendu aux enfers ».

Enfers signifie ici « hadès » ; c’est le séjour où vont les âmes séparées du corps ; mais en gravissant le Calvaire, Jésus pouvait répéter les paroles du Psaume 16 « Même ma chair reposera en assurance. Car Tu n’abandonneras pas mon âme au shéol, Tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption ».

« … le troisième jour est ressuscité d’entre les morts ».

L’apôtre saint Paul dit que Jésus « a été livré pour nos offenses et a été ressuscité pour notre justification ». Chaque péché que nous avons commis est une dette que nous avons contractée envers Dieu. Jésus a payé notre dette. Il a été livré pour nos fautes. Bien plus, Il a été ressuscité pour notre justification., Dans ce monde, on justifie généralement un innocent. Dieu ne fait pas cela : Il justifie des coupables. Notre dette ne demande pas à être payée deux fois, une fois par Jésus-Christ sur la Croix et une fois par nous. Non, la dette payée, Dieu justifie le croyant en Jésus.

« … est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant… »

C’est la preuve de l’entière satisfaction du Dieu saint et juste, offensé et outragé par la créature ; Jésus est dans la plus haute exaltation du ciel.

« … d’où Il viendra juger les vivants et les morts ».

Jésus ressuscité est le juge des vivants et des morts. Mais qui jugera-t-Il ? Ah ! Il jugera les pécheurs sans repentance. Cher lecteur, si tu ne connais pas maintenant Jésus comme ton Sauveur, tu le connaîtras plus tard comme ton Juge : « Il viendra juger les vivants et les morts ». Abandonne-toi donc à l’efficacité de son sang précieux.

« … Je crois au Saint-Esprit ».

Le Saint-Esprit est la puissance de cette vie nouvelle qui a été communiquée aux croyants.

« … La Sainte Église catholique ».

Catholique signifie : Universelle. Tous les croyants, le plus riche comme le plus pauvre, font partie de ce corps mystique.

« … la communion des saints ».

Cette communion est le fait d’une appréciation commune des grâces et des gloires, des perfections et des beautés de Jésus-Christ.

« … La rémission des péchés ».

Saint Pierre s’exprime ainsi : « Tous tes prophètes lui rendent témoignage, que, par son Nom, quiconque croit en Lui, reçoit la rémission des péchés ». Quel don que celui-là ! Lecteur l’as-tu reçu ? C’est pour quiconque croit.

« …La résurrection de la chair ».

Elle amènera les trépassés devant Dieu et c’est pourquoi les incrédules et les impies n’aiment pas à en entendre parler. Que dire sinon qu’il n’y a de sécurité qu’auprès de Jésus-Christ.

« … la vie éternelle ».

Elle sera la part du racheté. Mais la mort éternelle sera le sort affreux du pécheur sans repentance. Cher lecteur, le vœu de mon cœur, est qu’en répétant les paroles du Credo, nous puissions réaliser toujours plus les sublimes grandeurs des vérités qui y sont contenues. Il en vaut la peine, car n’est-il pas vrai, il s’agit de notre bonheur présent, et de notre félicité éternelle.

AMEN.

Jésus a tout quitté, pour venir, sur la terre
Te chercher, te sauver, pauvre pécheur perdu.
Celui qui se chargea de toute ta misère,
Le connais-tu ?

Sais-tu ce qu’Il souffrit en montant au Calvaire,
Et ce qu’Il endura, sur le bois attaché ?
Sais-tu que par sa mort, Il paya le salaire
De ton péché ?

Ah ! si tu n’as pas vu la grâce et la puissance
De cet Agneau divin qui mourut sur la croix,
Accours : sa douce voix t’appelle avec instance
Regarde et crois !

Accepte le pardon, le salut et la vie,
Qu’on trouve par la foi dans son sang précieux
En vérité, son sang est la route bénie
Qui mène aux cieux !

« Crois-tu au Fils de Dieu ? » Évangile selon Jean, chap. 9, verset 36 — « Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu… je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez AU NOM DU FILS DE DIEU » Première Épître de Jean, chap. 5, versets 1 et 13.

Extrait de l’article
“Des appels qu’il faut écouter”

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